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L'Allemagne, on le sait, est le pays de la musique et le mélomane averti ne trouvera guère d’objection à ce que BMW figure parmi les meilleurs compositeurs d’opéra symphonique à quatre temps pour six cylindres en ligne.

Dommage que l’audition orgasmique d’aussi fougueuses envolées nécessite l’abattement moral d’une esthétique aussi indigeste. Volumes atrophiés, profil congestionné et haut sur pattes que des lignes  torturées tentent en vain d'alléger, tous les ingrédients semblent réunis pour faire de cette BMW 135i Coupé une nouvelle étoile de l'inesthétique.

Au pays de Wagner, on ne loge toujours pas à la même enseigne les musiciens et les stylistes. La tâche bassement rébarbative de ces derniers se résume depuis mathusalem à l’habillage sans génie des chefs-d’œuvre du répertoire mécanique bavarois.

Ceux qui ne pourront s'offrir la BMW 135i Coupé débattront encore longtemps à longueur de forum électronique. Les autres, moins diserts, ne se feront pas prier pour étreindre la route allegro vivace.

Car après tout, qu’importe le flacon tant qu’ils auront l’ivresse.